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16|06|2011

PHRIP : 21 dossiers retenus, dont dix infirmiers

Alors que les projets infirmiers représentaient la grande majorité des dossiers déposés dans le cadre du Programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale, le processus de sélection ne les a pas avantagés.

La DGOS (1) vient de rendre publique la liste des projets retenus dans le cadre de l’appel à projets du Programme hospitalier de recherche infirmière et paramédicale (PHRIP). Prolongement du PHRI qui avait été lancé l’an dernier, ce nouveau programme a pour objectif d’ouvrir la recherche à l’ensemble des professions paramédicales hospitalières. Le PHRIP finance pour trois ans un projet de recherche, porté par un hôpital et dont l’investigateur principal appartient au personnel paramédical, en vue d’améliorer les soins et les pratiques professionnelles des professions concernées.
 
Faisant suite à la première édition du PHRI, ce second appel à projets avait reçu, fin 2010, 113 candidatures. Deux collèges se sont partagé l’étude des dossiers : un pour la recherche infirmière et l’autre pour celle des autres professions paramédicales. Au terme d’un long processus de sélection faisant intervenir plusieurs niveaux d’expertises croisées, 21 projets ont finalement été retenus.

Moins d'argent pour chaque programme...
Jusqu’au dernier moment, le montant de la somme allouée à ce programme de recherche par le ministère de la Santé est resté inconnu. Le PHRIP a finalement obtenu une dotation globale de 1,2 millions d’euros, soit une moyenne de 57 000 euros par projet environ, à comparer au million d’euros pour 16 projets de l’édition 2010. Contrairement aux suppositions qui avaient pu être faites (lire l'interview de Monique Rothan-Tondeur, présidente du comité de sélection du PHRIP), les projets retenus n’ont donc pas obtenu de financements plus importants que l’an dernier. Le comité de sélection avait en effet relevé le fait que les budgets soumis au comité étaient sensiblement supérieurs à ceux de l’année précédente. La baisse de la somme moyenne allouée aux projets a de quoi susciter des inquiétudes quant à l’avenir du programme.
 
Cette année, la DGOS n’avait conseillé aucune thématique particulière de recherche dans son appel à projets. De fait, les études quantitatives représentent l’essentiel des projets retenus. Les recherches ayant trait à la douleur ont été mises en avant : les trois premiers projets du classement final concernent cette thématique. Responsable de la mission transversale de recherche en soins du CHU de Limoges, la cadre de santé Pascale Beloni, dont le projet sur « Le vécu douloureux de l’enfant de moins de trois ans lors du retrait de la poche collectrice d’urines aux urgences » a obtenu la première place de la sélection, commente : « La douleur est au cœur des préoccupations des soignants. C’est une thématique fondamentale et dans ce domaine, tout reste à faire. Pour le moment, la douleur est une des grandes absentes de la littérature scientifique. »

"C'est à nous de réagir"
Sur les 21 projets retenus, seuls dix concernent la recherche infirmière, alors que celle-ci représentait les deux tiers des projets déposés. Le ministère n’a pour le moment fait aucune déclaration à ce sujet. Quant aux équipes, elles prennent acte. « Certes nous étions partis très fort l’an dernier avec deux projets déposés et retenus », témoigne ainsi Isabelle Villard, cadre infirmier chargée de la cellule « recherche infirmière » au groupe des Hôpitaux universitaires Paris nord-Val de Seine (HUPNVS). « Cette année, nous avions déposé plus de projets et aucun n’a été sélectionné. C’est d’abord un coup dur au moral pour les équipes. Mais il faut que nous entrions dans une véritable dynamique de recherche. C’est à nous de réagir. Nous prendrons en compte les remarques qui nous ont été faites et redéposerons l’an prochain les dossiers. Il va également falloir que nous prenions l’habitude de nous tourner vers d’autres appels d’offre. »
 
Marie-Capucine Diss
 
1 - Direction générale de l’offre de soins.





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Les dernières réactions

Date : 23/06/2011 de Rédaction Espaceinfirmier

Bonjour,

 

Loin de nous l'idée d'attribuer la paternité de tel ou tel projet à un cadre plutôt qu'une IDE. Notre article donne simplement la parole à l'investigatrice principale du projet cité.

 

Il est de toute façon certain que de tels projets ne peuvent être menés à bien qu'en équipe, et nous aurons l'occasion dans de futurs articles (sur Espaceinfirmier.com ou dans nos revues) de donner la parole à des IDE impliquées dans les projets de recherche.

 

Bien à vous,

 

La rédaction 

 



Date : 22/06/2011 de tidup87

Ah bon !! vous êtes sûr que le cadre "transversal" est à l'origine du projet sur "le vécu douloureux de l'enfant de moins de trois ans lors du retrait de la poche collectrice d'urines aux urgences" ?? Ce ne serait pas plutôt un/une  IDE ?? Car j'imagine bien qu'elle passe ses journées à retirer les "urinocols"...

Pourquoi en soustraire  la paternité à son promoteur ? Pas digne d'un/une IDE d'avoir des idées ? ou pas vraisemblable ?




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